Cédric Pénaranda : «À 34 ans, c’est pour moi le moment d’arrêter»

Cédric Pénaranda, 2e ligne du GSF./ Photo DDM, Jean-Claude Boyer.

C’était son dernier match de rugby. Cédric Pénaranda range ses crampons et la tunique «Rouge et Noire» pour profiter de sa famille et donner plus de place à ses loisirs. Pour le dernier chapitre de son histoire avec le GSF, il portait le brassard de capitaine sur la pelouse d’Arpajon. Et si la victoire n’a pas été au rendez-vous, il garde le souvenir d’une excellente rencontre où l’équipe aura donné du fil à retordre aux locaux. Retour sur ce match avec le 2e ligne figeacois.

Quelle impression vous laisse cette rencontre ?

Une impression mitigée par rapport au résultat, mais où l’on a pris beaucoup de plaisir. Nous savions que si nous n’y mettions pas les moyens, on risquait «de prendre cher». Alors on perd bien sûr, mais avec deux premiers essais assez litigieux car émaillés d’en-avants. Notre bonne conquête nous a permis de revenir avant la pause et de les faire douter jusqu’au bout. Nous avons été présents dans l’engagement, le combat et l’envie.

Cette bonne prestation ne laisse-t-elle pas quelques regrets au compétiteur que vous êtes ?

Si car je pense que nous avions les moyens de nous qualifier. Pas viser les deux premières places, mais 4es ou même 3es, c’était possible. On passe à travers sur trois matchs à domicile (Arpajon, Saint-Cernin et dernièrement Guéret) où l’on joue totalement à l’envers. C’est inexplicable. Nous n’avons pas d’excuse à chercher, nous les joueurs, nous avons failli. C’est dommage, j’aurais bien aimé finir ma carrière sur des phases finales.

C’est un arrêt définitif, sans regret ?

J’ai 34 ans, c’est le moment car je ne veux pas me blesser ni faire la saison de trop. Pour l’instant ça va, je n’y pense pas. J’ai d’autres passions, ma famille, la pêche… Peut-être en septembre ça me fera tout drôle, mais il me fallait couper. Et puis la relève est là, notre petit Victor est en moins de 8 ans à l’école de rugby.

Que retiendrez-vous de votre carrière ?

Quelques grands matchs avec le GSF, comme à Rodez où je marque l’essai de la victoire. Le championnat de France UNSS de rugby à 7 à Narbonne en 2001, où nous finissons à la 7e place, et bien sûr le titre suprême avec Bagnac. Car gagner le bouclier est le rêve de tout rugbyman.»

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