La marche était trop haute pour le GSF B

L'ailier Nicolas Delaosa à la relance./Photos DDM, Jean-Claude Boyer.

La marche était trop haute pour les espoirs figeacois face à une très belle équipe de Poitiers. Opposés hier après-midi sur le terrain de Saint Léonard de Noblat en quart de finale du championnat de France d’Excellence B à une formation poitevine particulièrement bien organisée autour de son ouvreur Panno, les coéquipiers de Valentin Vernière n’ont jamais trouvé la solution pour concrétiser leurs temps forts. Subissant la pression des Poitevins, les Figeacois n’ont jamais été en mesure de renverser la situation, trop de fautes et d’approximations venant contrarier toutes leurs tentatives.

Dès le coup d’envoi, les Poitevins prennent le jeu à leur compte et investissent rapidement la moitié de terrain des Lotois. Figeac se dégage mais sur le renvoi qui s’en suit, l’ailier Roy remonte le ballon, sert Badet revenu de son aile qui croise avec le centre Barret, ce dernier ne rencontrant aucune opposition, marque au pied des poteaux un essai transformé par Panno. Le jeu s’équilibre et les «Rouges et Noirs» accélèrent la cadence et poussent Poitiers à la faute. Pénalité que transforme Hugonnenc à la 13e minute qui permet au GSF de revenir à 3 à 7. Mais trop de fautes dans le jeu du GSF ne permettent pas aux Lotois de menacer la maîtrise de Poitiers qui aggrave le score à la 22e minute par une pénalité de Panno. Le jeu se durcit et l’arbitre sort les cartons jaunes pour le Poitevin Paquet à la 35e puis pour Pégourié P. à la 40e. Panno en profite pour ajouter trois points permettant aux Poitevins de tourner à la pause avec un avantage de dix points : 13 à 3.

À la reprise, ce sont les Figeacois qui prennent l’initiative et grâce à leur conquête en mêlée, poussent les Poitevins dans leurs retranchements. Sur la pénaltouche qui suit, le pilier Lecam poussé par ses coéquipiers s’écroule dans l’en-but pour un essai transformé par Hugonnenc.

À 10 à 13, les «Rouges et Noirs» commencent à y croire, mais ils retombent très vite dans leurs travers et rendent beaucoup trop de ballons. Poitiers, à l’inverse, déroule son jeu avec un Panno qui propose de belles alternances entre avants et trois quarts. Ce dernier aggrave le score de à la 50e minute (10 à 16) imité quelques minutes plus tard par Puygrenier suite à une belle percée des lignes arrières (10 à 23).

Sur le renvoi, le GSF jette toutes ses forces dans le combat et Laroze Chicot pointe en coin un essai refusé par l’arbitre suite à une faute signalée par l’arbitre de touche. Les Figeacois ne se découragent pas mais ne trouvent pas de solution et le score n’évoluera plus jusqu’à la fin du match. Cruelle déception pour les «Rouges et Noirs» qui terminent malgré tout la saison dans le top 10 d’Excellence B.

Poitiers B : 23   Figeac B : 10

M.T : 13-3. Arbitres : M. Thibault Roche (Côte d’Argent) assisté de MM. Corentin Latappy et Thomas Henri.

Évolution du score : 7-0 ; 7-3 ; 10-3 ; 13-3 ; 13-10 ; 16-10 ; 23-10.

Pour le GSF B : 1E Le Cam (46e), 1T et 1P (13e) Hugonenc.

Carton jaune : P. Pégourié (40e), Loredo (69e).

Pour Poitiers B : 2E Barret (5e), Puygrenier (55e), 2T (5e, 55e) et 3P (22e, 40e, 50e) Panno.

Cartons jaunes : Paquet (35e)

Figeac B : Sourzat, Pegourié T, Fafred, Verniere, Loredo, Loudieres, Felix, Pégourié P, Lacan M., Hugonenc, Desforges, Bru M., Cayrel, Laroze Chicot, Petit ; Le Cam, Mathieu, Sirvain, Porier, Roualdes, Doignon, De la Osa.

Poitiers B : Couturier, Kurdian, Marie, Paquet, Bergeon, Chotard, Carolo, Breliere, Verduzier, Panno, Badet, Barret, Caunes, Roy, Wahart ; Imbola, Soulat, Coquilleau, Puygrenier, Granet, Neveu, Legros.


Réactions

Bernard Landes Président du GSF : «C’est la fin d’une belle aventure, mais elle continuera la saison prochaine. En début de saison nous n’aurions pas parié un euro sur ce résultat, finir dans les huit meilleures équipes du championnat, c’est une belle satisfaction. On s’aperçoit qu’avec le cœur nous sommes arrivés loin, nous avons du travail, c’est une équipe jeune qui a besoin de grandir et de se fortifier, c’est dans des matchs comme celui-ci qu’une équipe se crée, un public nombreux était présent, ce soutien est une chance également. Ce groupe senior va continuer à progresser et cette dynamique va impacter tout le club la saison prochaine».

Gilles Cross, Jérome Bedou, entraîneurs : «Nous sommes déçus bien sûr, mais si nous sommes objectifs, nous devons reconnaître que nous faisons une mauvaise entame, on n’a pas pris le porteur du ballon et face à cette équipe bien en place ça fait cet écart à l’arrivée. Peut-être que le tournant du match c’est l’essai refusé qui nous aurait permis de revenir à 23 à 17 et là avec le cœur on aurai pu changer le cours du match. C’est vrai, nous étions un cran en dessous et nous avons failli sur nos points forts face à cette très belle équipe de Poitiers».

Le GSF B veut poursuivre son aventure

Auteurs d'un exploit le week-end dernier face à Périgueux, les Figeacois rencontreront Poitiers demain en quart de finale du championnat de France d'Excellence B./ Photo DDM, Jean-Claude Boyer.

Après leur exploit face à Périgueux, les jeunes Figeacois de l’équipe 2 se rendront demain à Saint-Léonard-de-Noblat, pour affronter le Stade Poitevin dans un quart de finale du championnat de France que l’on espère palpitant.

Dans sa première phase de championnat, Poitiers 1 à l’instar du GSF ne s’est pas qualifié, terminant 7e de la poule 8, dominée par Gujan-Mestras. De son côté, l’équipe 2 termine à la 4e place de la même poule avec 74 points, loin derrière Floirac 93 points, Gujan-Mestras 86 et Mérignac 77. Autant de clubs éliminés aujourd’hui.

Qualification en poche, les Poitevins ont atomisé Plouzané (32-0) en 32e, battu Belvès (28-14) en 16e, et corrigé Mérignac (35-3) en 8e. Net et sans bavure.

La comparaison avec les Figeacois est assez paradoxale, dans la mesure où si Figeac a gagné 19 de ses 22 matchs de phase de classement, ne subissant que deux défaites et un nul, Poitiers n’en a remporté que 16, et perdu six fois. Mais les Poitevins ont marqué 107 essais et récolté 10 points de bonus, alors que les Figeacois n’ont pointé en but que 43 fois et ne prenant que 5 points de bonus.

Que faut-il en déduire ? Rien si ce n’est que cette formation joue très libérée ses phases finales, et qu’elle devrait être un rugueux adversaire pour les Figeacois. Mais ceux-ci ont tellement renversé de montagnes depuis le début de la saison, que nous savons qu’ils seront à la hauteur, avec leur redoutable envie collective. Quelques pages de leur aventure restent encore à écrire.

Valentin Vernière : «Notre force est notre collectif»

Valentin Verniere, deuxième ligne et capitaine du GSF B./ Photo DDM, JCB

Dimanche dernier face à Périgueux, Valentin Vernière, deuxième ligne et capitaine du GSF B a su mener ses partenaires à la victoire. Dimanche 10 juin en quart de finale du championnat de France d’Excellence B, sur le stade de Saint-Léonard-de-Noblat, face à Poitiers, un nouveau combat d’une autre intensité, attend les «Rouge et Noirs». Rencontre avec le jeune meneur d’hommes.

Quel était votre sentiment dimanche dernier au coup de sifflet final, après la victoire face aux Périgourdins ?

Un vrai sentiment de fierté. J’étais fier de ce groupe qui n’avait jamais paniqué, mais s’était construit lui-même sa victoire. Personnellement, c’est la première que je joue devant un public aussi chaud. Sur le terrain, nous entendions parfaitement les encouragements qui nous ont littéralement transcendés. C’est une énorme impression qui nous a permis de nous dépasser pour donner le meilleur de nous-mêmes.

Pensiez-vous vivre cette aventure en début de saison ?

Je crois que si quelqu’un nous l’avait prédit, nous aurions signé sans hésiter ou bien éclaté de rire. Mais au fil des matchs, notamment lors de la phase retour, nous avons enchaîné les victoires et battu les meilleurs pour conquérir la première place. Il faut dire que depuis deux ans, nous sommes le même groupe de joueurs, pratiquement tous issus de l’école de rugby figeacoise. Nous sommes des amis, nous nous entendons très bien et prenons beaucoup de plaisir ensemble. Les coachs font des choix, il y a des roulements, de la concurrence, mais elle est acceptée car elle est saine.

Que savez-vous de Poitiers votre prochain adversaire ?

C’est un gros morceau, qui a l’air au complet d’autant que la une ne joue plus, avec quelques éléments majeurs dont un ancien n° 10 comme chef d’orchestre. Il faudra l’empêcher de nous «amuser».

Et chez vous, quelle est votre force ?

Incontestablement notre collectif où tout le monde est concerné. Nous n’avons pas de star, mais deux ou trois anciens qui nous apportent leur expérience. Mais surtout, nous ne lâchons rien. Même menés au score, nous ne nous affolons pas et trouvons les ressources nécessaires pour nous surpasser et l’emporter. J’espère que ce sera encore le cas dimanche.

Face à Périgueux, le GSF prend le quart

Le pilier Gaetan Fafred auteur d'un grand match en percussion./ Photos DDM, Jean-Claude Boyer

Le commentaire : Ils l’ont fait ! Les jeunes Figeacois ont logiquement battu Périgueux de belle manière, et sans contestation aucune. Face à un quinze périgourdin au pack de fort tonnage, mais aux lignes arrières assez empruntées, les «Rouge et Noirs» ont fait plus que se défendre, résistant d’abord, puis prenant le match à leur compte. Ils ont bien alterné leur jeu, sous la houlette d’un excellent Hugonenc à l’ouverture, mais c’est collectivement qu’ils ont mis à mal leurs adversaires, en les prenant au piège d’une défense intraitable et farouche. Rarement pris en défaut, ils ont profité des erreurs adverses pour mener quelques raids dangereux, qui leur ont permis de trouver l’ouverture puis de se confectionner un matelas confortable pour finir le match en confiance.

Le film de la rencontre : Les Figeacois connaissaient pourtant un départ difficile en concédant quelques fautes inutiles qui permettaient à l’artilleur périgourdin de passer deux pénalités. C’est à la demi-heure qu’Hugonenc remettait les deux équipes à égalité. Les «Rouge et Noirs» parvenaient à prendre un léger ascendant. Juste avant la pause sur une pénalité aux 15 mètres, Hugonenc tel un vieux briscard, prenait ses responsabilités et au terme d’une action individuelle, allait déposer le cuir au pied des poteaux.

À la reprise, le jeu s’équilibrait durant une vingtaine de minutes ponctuées de quelques pénalités, mais on sentait que Figeac prenait définitivement l’avantage. Après un cafouillage, l’arrière périgourdin devait aplatir dans son en-but. Mêlée à cinq, l’attaque figeacoise se déployait jusqu’à l’autre aile où Larroze-Chicot pointait dans l’angle. Cinq minutes après, Hugonenc passait le drop, synonyme de victoire figeacoise.

Il restait un quart d’heure à jouer, mais rien ne se passait jusqu’à l’ultime minute où Périgueux sauvait l’honneur après quelques séances de pick and go.

Et maintenant : On se prend à rêver. Mais les Figeacois doivent y croire.


Réaction

Gilles Cros, co-entraîneur du GSF avec Jérôme Bedou : «On avait l’envie, on savait qu’on pouvait le faire, mais on a quand même connu un départ inutile avec deux fautes bêtes qui leur font prendre le score. Mais le groupe ne s’est pas affolé pour autant. Les garçons ont remis de l’ordre dans leur jeu, ont resserré les rangs et petit à petit ont pris les rênes du match pour faire douter l’adversaire. Avec la chaleur, leurs gros gabarits ont souffert. On réussit un petit break avant la pause qui nous fait du bien. Après le repos, ils étaient encore dans le match, mais notre deuxième essai leur coupe les jambes. Nous avons alors compris qu’avec notre solidarité, et le public énorme qui poussait derrière, nous ne pouvions plus perdre. Avec Jérôme, nous leur avions demandé d’avoir du cœur et de l’envie. Ils ont été bien au-delà. Ce soir on va faire la fête, mais l’aventure continue et nous devons les garder sous pression».


figeac B 26 — Périgueux B 19

MT : 13-6.   Arbitre : Thibaut Roche (Côte d’Argent).

Pour Figeac : 2 E : Hugonenc (40e), Larroze-Chicot (60e). 2T, 3P (23e, 32e, 54e), 1 D (66e). Carton blanc : Pégourié (46e).

Pour Périgueux : 1 E Rabier (80e). 1T Rick, 4 P (3e, 25e, 40e, 57e) Bentaiba. Carton blanc : Dauher (31e).

Figeac : Sourzat, T.Pégourié, Fafred, Vernière (cap), Y.Loudières, Jammes, Loredo, P.Pégourié, Roualdès, Hugonenc, Desforges, Doignon, Cayrel, Larroze-Chicot, Petit. Sont rentrés : Le Cam, Félix, L.Loudières, Mathieu, Lacan, M.Bru, De La Osa.

Périgueux : Soury, Peyrony, Mathieu, Mokni, Rabier, Monribot, Boukenter, Rebierre, Petit (cap), Thizon, Roux, Dauher, Bentaiba, Adon, Rick. Sont rentrés : Audivert, Benchaib, Beusse, Vézine, Noël.

Le GSF B poursuit sa route

Le demi de mêlée Roualdes s'échappe avec Doignon et Suzigan en soutien./Photos DDM, JCB

C’est avec un ouf de soulagement que les Figeacois ont accueilli le coup de sifflet final. Sous un soleil radieux, l’équipe B du GSF affrontait en 16es de finale son homologue de Gujan Mestras. Jusqu’au bout, le public aura retenu son souffle tant la victoire hésitait à choisir son camp, mais la jeunesse et la vaillance des Figeacois ont fait la différence. D’entrée, les «Rouge et Noir» prennent le jeu à leur compte et s’installent dans le camp adverse. Hugonenc, le demi d’ouverture, alterne le jeu au près par des attaques déployées ou le jeu au large par des longs coups de pied tactiques. Mais Gujan Mestras ne manque d’initiative grâce à un paquet d’avants solide et expérimenté et une ligne de trois quarts particulièrement véloce.

Les temps de jeu se succèdent mais les maladresses et les fautes gâchent les bonnes intentions et il faudra attendre la 25e minute pour voir Hugonenc, l’homme du match, passer la première pénalité. Piqués au vif, les joueurs de Gujan Mestras réagissent par leurs avants et Figeac subit. Sur une pénaltouche, le centre Babillau, bien servi par Bonnieu, transperce la défense et marque entre les poteaux. Gujan prend l’avantage. Mais sur le renvoi, la réaction de Figeac ne se fait pas attendre, Pégourié sert Roaldes qui donne à Hugonenc qui marque entre les poteaux. Il transforme l’essai et aggrave le score dans les minutes qui suivent sur un drop magnifique permettant aux Figeacois d’atteindre la mi-temps sur le score de 13 à 12.

La 2e période démarre tambour battant. Vernière, impérial en touche, intercepte le ballon pour trouver Pégourié en relais avec Roualdes qui sert l’arrière Petit qui donne à Cayrel qui marque l’essai : 20 à 12, score aggravé quelques minutes plus tard par une pénalité d’Hugonenc. Loin de se décourager, les Girondins se remettent à l’ouvrage. Belcard marque un essai transformé par Golias. A 23 à 19, Gujan se remet à y croire, mais Hugonenc met un terme aux espoirs girondins en servant Desforges, venu en trombe de son aile, par une magnifique passe au pied pour un essai en coin. 28 à 19, le score n’évoluera plus et les jeunes Figeacois décrochent fort logiquement leur billet pour les 8es de finale où ils rencontreront Périgueux B.


figeac B 28 — gujan mestras B 19

MT : 13-12. Pour Figeac B : 3E Hugonenc (35e), Cayrel (44e), Desforges (80e), 2T (35e, 44e), 1D (40e) et 2P (25e, 51e) Hugonenc. Pour Gujan Mestras B : 3E (32e, 39e), 2T (32e, 70e). GSF B : Sourlat, Pégourié T, Fafred, Vernière, Loudieres Y, Loredo, Jammes, Pégourié P, Roualdes, Hugonenc, Larole Chicot, Doignon, Cayrel, Soijgan, Petit ; Jouberton, Canat, Loudieres L, Felix, Lacan, Bru, Desforges.


Réaction

Bernard Landes président GSF : «C’était un match difficile comme tout ce que l’on a commencé il y a deux ans, ces joueurs marquent les premiers points de cette construction, aujourd’hui c’est l’équipe 2, j’espère que l’an prochain nous verrons l’équipe 1 à pareille fête. Nous sommes sur une bonne dynamique, ces jeunes sont vaillants et solidaires, avec cet état d’esprit on peut renverser les montagnes, la preuve, nous n’étions pas favoris sur ce match ! J’ai douté bien sûr mais j’ai tellement confiance dans ces jeunes, je les connais depuis qu’ils sont juniors, je savais que l’on pouvait construire de belles choses avec eux, je suis fier d’eux !»

Harold KARELE présenté aux joueurs du GSF

Bernard Landes présente le futur entraîneur

Vendredi avant l’entraînement, Bernard Landes président du GSF a présenté à la cinquantaine de joueurs et de dirigeants figeacois présents, le futur entraîneur et directeur sportif du club.

«Je me bats pour que le GSF et les joueurs «Rouge et Noir» donnent une belle image de notre ville. Je comprends votre demande de renforts, il y en aura, mais sans jamais altérer la philosophie d’un club qui puise sa force dans le vivier local, qui forme ses jeunes, leur propose du travail et crée une véritable identité. Harold KARELE qui sera votre mentor, partage la même réflexion que moi».

Celui-ci, la stature imposante et la parole ferme, annonçait aussitôt la couleur : «Ceux qui me connaissent savent que je suis quelqu’un de carré ! Je suis là pour vous aider à progresser. Je vous proposerai un plan de jeu pas trop compliqué, qu’il faudra suivre et respecter. J’habite Figeac, je me sens Figeacois, je veux que des cadets aux seniors, le club marche avec moi. Je vous demande seulement du courage, de l’envie et d’être en très bonne forme physique. Je pars avec vous pour 3 ans, je vous mets la pression, mais je vous promets que nous y arriverons».

Vendredi 5 mai à 18 h 00 à Londieu, l’équipe 2 du GSF qui a terminé à la 1re place de sa poule jouera un match amical contre Arpajon, afin de préparer son 32ème  de finale le 13 mai face à Lalinde, à Souillac. Le GSF organisera un car de supporters (5 € par personne). Inscriptions au 0565343419 ou 0677527903.

Harold Karele, nouveau coach et directeur sportif du Groupe sportif figeacois

B. Landes, Fabienne Abascal, Harold Karele et Michel Lagarrigue au club./ Photo DDM, Lae. B.

C’est officiel, Harold KARELE sera le prochain entraîneur du Groupe sportif figeacois (GSF). L’actuel entraîneur du club de Bretenoux-Biars vient de donner son accord aux dirigeants figeacois.

« Après deux ans à restructurer le club à tous les niveaux, dit le président Bernard LANDES, nous nous attachons désormais au projet identitaire, en donnant au GSF son propre style de jeu, allant de l’école de rugby au groupe senior. Harold Karele mettra en place le système, avec l’appui de Jérôme BEDOU et Gilles CROS qui restent entraîneurs de l’équipe 2. Tout en étant directeur sportif et entraîneur du groupe senior, il sera chargé de porter son discours à toutes les sections du club ».

Mais le projet de Bernard LANDES va plus loin. Il souhaite créer un « bassin de formation » allant de Decazeville à Figeac, et qui engloberait Bagnac, Capdenac-Gare, Maurs et Villefranche-de-Rouergue. Ce rassemblement deviendrait « un pôle jeunes de bassin », avec plusieurs équipes cadets et juniors, leur permettant de progresser dans le jeu et dans l’esprit, afin de fournir à tous les clubs du rassemblement des seniors de bonne qualité.

« Il devient de plus en plus difficile de trouver des joueurs mais aussi des dirigeants, poursuit le président du GSF. Ce bassin de formation devrait permettre de remédier à cela, tout en maintenant des équipes seniors de bon niveau, dans les valeurs propres du rugby, mélangeant l’esprit de clocher à la bonne qualité de jeu. Nous pourrions ainsi offrir à nos jeunes la possibilité de gravir un palier tout en restant sur place ».

Une réunion regroupant des dirigeants de tous les clubs concernés se tiendra vendredi 18 mai au club-house du Calvaire.

Message d’amitié d’un ancien du GSF

Bonjour Bernard,
Juste un petit mot pour te remercier de ton invitation à participer à l’hommage rendu à Marcel Costes le dimanche 25 mars.Tu as compris l’immense estime et la belle amitié que j’éprouvais à son égard. Je me devais donc d’être là avec vous
J’ai toujours beaucoup de plaisir a me retrouver dans le milieu du Rugby Figeacois ; J’y rencontre toujours des gens sympathiques qui se souviennent encore de « notre époque » et ça me fait du bien.
J’ai joué dans plusieurs clubs, j’ai été joueur, entraineur, je suis encore dirigeant, mais dans ma tête et dans mon cœur le mot Rugby est toujours en rouge et noir et la terminaison est toujours Figeac.
Encore merci,meilleures amitiés,
Jean François Piccoli

Bernard Landes, président du GSF : «Nous sommes encore en construction»

Bernard Landes, président du GSF.

Cette défaite face à Guéret résonne comme un sérieux coup d’arrêt pour le GSF dans sa course à la qualification. Peut-être trop de pression sur les jeunes épaules figeacoises, toujours est-il que sans démériter, les partenaires de Quentin Fiches n’ont jamais su trouver les clés pour forcer l’entrée de la citadelle creusoise. Retour sur cette désillusion auprès de Bernard Landes, le président du GSF.

Comment analysez-vous cette rencontre qui n’a pas voulu vous sourire ?

Tout d’abord, je voudrais féliciter l’équipe 2 qui continue à gagner en produisant du jeu tout en se faisant plaisir. Pour l’équipe première, c’est beaucoup de déception, car j’attendais une victoire. Le score est serré, ça se joue à des détails, mais on perd. Ceci dit, on se fait vraiment voler le match par une tricherie de l’arbitre de touche, un remplaçant guéretois. J’espère malgré tout que l’on arrivera à finir dans les meilleurs cinquièmes pour nous qualifier. Il y a beaucoup d’expérience dans l’équipe de Guéret et ça s’est vu tout au long de la rencontre, et l’expérience, c’est ce qui nous manque encore.

Vous croyez encore à la qualification ?

Ce sera dur, c’est sûr, mais quand on est compétiteur on se doit de tout faire pour se qualifier. Je serai vraiment déçu si nous n’y parvenons pas. Déçu pour moi, mais aussi pour les joueurs qui je pense méritent de passer.

Pensez-vous déjà à futur de cette équipe ?

Bien évidemment, je voudrais conserver tout notre effectif. Cela fait deux ans maintenant que nous construisons quelque chose. Nous avons déjà fait ça par le passé, et je croyais que ça prendrait moins de temps. Nous n’allons pas briser quelque chose qui est en train de prendre sous prétexte que c’est long ! Il faut continuer à bâtir, en essayant d’étoffer l’équipe par des éléments capables d’apporter plus d’expérience et de confiance. Ce n’est pas facile. Mais aujourd’hui, les joueurs se sont battus, aucun n’avait les mains aux poches. Nous sommes un groupe jeune qui apprend encore. Pour le moment, ça ne passe pas, mais je suis certain qu’un jour, cela va sourire.»