GSF : Bernard Landes, un président déçu mais combatif

Le président Bernard Landes

C’est une intersaison pour le moins délicate qu’ont passée cet été les dirigeants du GSF, notamment le président, Bernard Landes, avec le départ sous d’autres cieux de l’encadrement de l’équipe 1, puis de quelques joueurs majeurs. Il en faudrait cependant plus pour le décourager. Rencontre avec le patron du GSF.

N’êtes-vous pas trop déçu par la fin de saison de l’équipe 1 et la période des mutations ?

Lorsque j’ai repris le club à la demande de certaines personnes il y a deux ans, dit le président Bernard Landes, on s’était passé un contrat moral de trois ans. Or de plus en plus aujourd’hui, on voit que la parole n’a plus la même valeur. Cette intersaison, je l’ai vécue comme quelqu’un qui s’est vu trompé par des gens en qui il avait toute confiance. Certains qui me tapaient sur l’épaule il y a peu encore, en me disant c’est bien… Mais ce n’est pas grave, ce n’est que du sport, et l’on va continuer à construire, avec la même envie qu’avant. J’ai par contre été ravi du plaisir que nous ont donné les garçons de la 2, en passant plusieurs tours de phases finales. Ceux-là n’ont pas triché.

Est-ce que tous ces changements remettent en cause votre travail ?

Ce sera certainement un peu plus long que prévu, mais j’ai confiance. On a cherché à se renforcer, mais on voit bien que désormais l’affectif ne tient plus face au financier. C’est comme cela, il faut faire avec. Toute ma vie j’ai été un compétiteur et ce nouveau challenge me plaît bien. Avec Harold Karele et son staff, je ne me fais pas de soucis. La poule sera dure, je sais, mais j’ai confiance en nos joueurs qui sauront se surpasser. Personne n’aura le droit de tricher.

Le groupe semble affaibli devant, quelles sont les solutions ?

Il est certain que nous l’aurons difficile en première ligne. Nous allons voir déjà comme ça se passe lors des matchs amicaux, puis nous ferons un premier bilan avec les entraîneurs. Nous pourrions alors nous rapprocher de certains joueurs qui cherchent du travail. Il va falloir s’adapter, ce ne sera pas facile, mais nous ne changerons rien à nos méthodes. Je le répète, j’ai confiance dans le rôle que tiendra Harold.


Des effectifs stables

L’effectif du GSF reste assez stable. Avec entre 60 et 70 seniors, les deux équipes devraient être complètes chaque week-end.

Dans la catégorie Juniors, il y a pléthore, avec une cinquantaine de licenciés. «On pourrait presque engager deux équipes» dit le président. Chez les Cadets, c’est un peu plus difficile et le GSF va se rapprocher d’un club voisin. L’école de rugby FCB (Figeac-Capdenac-Bagnac), sera désormais un pôle à part, un réservoir de bassin, avec un tout nouveau maillot, aux couleurs des trois clubs. Yvon Fau, Stéphane Bérard, et Jean-Louis Courivaud en seront les managers, avec Denis Decas comme coordonnateur.

Le GSF affiche ses ambitions pour la saison prochaine à Figeac

Bernard Landes a été réélu président du GSF./ Photo DDM JC Boyer

Lors de l’assemblée générale du GSF, samedi, au club-house du stade du Calvaire, à Figeac, le président Bernard Landes a été réélu à son poste. Se disant « un peu déçu par la saison de l’équipe 1 qui dans un contexte compliqué n’avait pas atteint son objectif », il déclarait : « Il faut recréer une certaine image du GSF, et de vraies valeurs. Je souhaite que le club ait une école de rugby florissante, des catégories jeunes qui montent et des seniors qui se qualifient chaque année. Je veux qu’on retrouve le plaisir de venir au match du dimanche, pour voir jouer des garçons du coin. Cette année, notre budget sera comme l’an passé de l’ordre de 280 000 €, et côté terrain, Harold Karele sera notre entraîneur principal. Il travaillera avec Gilles Cross et Jérôme Bedou et les éducateurs du pôle Jeune. Nous devons avoir envie de progresser ensemble ».

Deux qualifications en deux ans

La satisfaction s’affichait par contre au regard du parcours de l’équipe 2, qui a parfaitement rempli son objectif, finissant en tête de sa poule pour atteindre les quarts de finale du championnat de France. « Pour nous, précisait Jérome Bedou, co-entraîneur de l’équipe 2, deux qualifications en deux ans, avec seulement deux défaites dans la phase régulière c’est très bien ». Il est convaincu même que ses jeunes protégés peuvent aller encore plus loin.

Harold KARELE présenté aux joueurs du GSF

Bernard Landes présente le futur entraîneur

Vendredi avant l’entraînement, Bernard Landes président du GSF a présenté à la cinquantaine de joueurs et de dirigeants figeacois présents, le futur entraîneur et directeur sportif du club.

«Je me bats pour que le GSF et les joueurs «Rouge et Noir» donnent une belle image de notre ville. Je comprends votre demande de renforts, il y en aura, mais sans jamais altérer la philosophie d’un club qui puise sa force dans le vivier local, qui forme ses jeunes, leur propose du travail et crée une véritable identité. Harold KARELE qui sera votre mentor, partage la même réflexion que moi».

Celui-ci, la stature imposante et la parole ferme, annonçait aussitôt la couleur : «Ceux qui me connaissent savent que je suis quelqu’un de carré ! Je suis là pour vous aider à progresser. Je vous proposerai un plan de jeu pas trop compliqué, qu’il faudra suivre et respecter. J’habite Figeac, je me sens Figeacois, je veux que des cadets aux seniors, le club marche avec moi. Je vous demande seulement du courage, de l’envie et d’être en très bonne forme physique. Je pars avec vous pour 3 ans, je vous mets la pression, mais je vous promets que nous y arriverons».

Vendredi 5 mai à 18 h 00 à Londieu, l’équipe 2 du GSF qui a terminé à la 1re place de sa poule jouera un match amical contre Arpajon, afin de préparer son 32ème  de finale le 13 mai face à Lalinde, à Souillac. Le GSF organisera un car de supporters (5 € par personne). Inscriptions au 0565343419 ou 0677527903.

Harold Karele, nouveau coach et directeur sportif du Groupe sportif figeacois

B. Landes, Fabienne Abascal, Harold Karele et Michel Lagarrigue au club./ Photo DDM, Lae. B.

C’est officiel, Harold KARELE sera le prochain entraîneur du Groupe sportif figeacois (GSF). L’actuel entraîneur du club de Bretenoux-Biars vient de donner son accord aux dirigeants figeacois.

« Après deux ans à restructurer le club à tous les niveaux, dit le président Bernard LANDES, nous nous attachons désormais au projet identitaire, en donnant au GSF son propre style de jeu, allant de l’école de rugby au groupe senior. Harold Karele mettra en place le système, avec l’appui de Jérôme BEDOU et Gilles CROS qui restent entraîneurs de l’équipe 2. Tout en étant directeur sportif et entraîneur du groupe senior, il sera chargé de porter son discours à toutes les sections du club ».

Mais le projet de Bernard LANDES va plus loin. Il souhaite créer un « bassin de formation » allant de Decazeville à Figeac, et qui engloberait Bagnac, Capdenac-Gare, Maurs et Villefranche-de-Rouergue. Ce rassemblement deviendrait « un pôle jeunes de bassin », avec plusieurs équipes cadets et juniors, leur permettant de progresser dans le jeu et dans l’esprit, afin de fournir à tous les clubs du rassemblement des seniors de bonne qualité.

« Il devient de plus en plus difficile de trouver des joueurs mais aussi des dirigeants, poursuit le président du GSF. Ce bassin de formation devrait permettre de remédier à cela, tout en maintenant des équipes seniors de bon niveau, dans les valeurs propres du rugby, mélangeant l’esprit de clocher à la bonne qualité de jeu. Nous pourrions ainsi offrir à nos jeunes la possibilité de gravir un palier tout en restant sur place ».

Une réunion regroupant des dirigeants de tous les clubs concernés se tiendra vendredi 18 mai au club-house du Calvaire.

Bernard Landes, président du GSF : «Nous sommes encore en construction»

Bernard Landes, président du GSF.

Cette défaite face à Guéret résonne comme un sérieux coup d’arrêt pour le GSF dans sa course à la qualification. Peut-être trop de pression sur les jeunes épaules figeacoises, toujours est-il que sans démériter, les partenaires de Quentin Fiches n’ont jamais su trouver les clés pour forcer l’entrée de la citadelle creusoise. Retour sur cette désillusion auprès de Bernard Landes, le président du GSF.

Comment analysez-vous cette rencontre qui n’a pas voulu vous sourire ?

Tout d’abord, je voudrais féliciter l’équipe 2 qui continue à gagner en produisant du jeu tout en se faisant plaisir. Pour l’équipe première, c’est beaucoup de déception, car j’attendais une victoire. Le score est serré, ça se joue à des détails, mais on perd. Ceci dit, on se fait vraiment voler le match par une tricherie de l’arbitre de touche, un remplaçant guéretois. J’espère malgré tout que l’on arrivera à finir dans les meilleurs cinquièmes pour nous qualifier. Il y a beaucoup d’expérience dans l’équipe de Guéret et ça s’est vu tout au long de la rencontre, et l’expérience, c’est ce qui nous manque encore.

Vous croyez encore à la qualification ?

Ce sera dur, c’est sûr, mais quand on est compétiteur on se doit de tout faire pour se qualifier. Je serai vraiment déçu si nous n’y parvenons pas. Déçu pour moi, mais aussi pour les joueurs qui je pense méritent de passer.

Pensez-vous déjà à futur de cette équipe ?

Bien évidemment, je voudrais conserver tout notre effectif. Cela fait deux ans maintenant que nous construisons quelque chose. Nous avons déjà fait ça par le passé, et je croyais que ça prendrait moins de temps. Nous n’allons pas briser quelque chose qui est en train de prendre sous prétexte que c’est long ! Il faut continuer à bâtir, en essayant d’étoffer l’équipe par des éléments capables d’apporter plus d’expérience et de confiance. Ce n’est pas facile. Mais aujourd’hui, les joueurs se sont battus, aucun n’avait les mains aux poches. Nous sommes un groupe jeune qui apprend encore. Pour le moment, ça ne passe pas, mais je suis certain qu’un jour, cela va sourire.»

Marcel Costes, pour toujours au stade du Calvaire

La plaque vient d'être dévoilée par Monique, l'épouse de Marcel Costes./ Photo DDM.

Dimanche, à l’issue du match opposant le GSF à Guéret, le stade du Calvaire était officiellement baptisé «Stade Marcel Costes». Pas question d’enlever l’ancienne appellation, qui fait partie de l’histoire de la ville et du club de rugby, mais de lui accoler le nom d’un de ses plus emblématiques joueurs, qui fut aussi sénateur du Lot.

C’est en présence d’une foule nombreuse, que vers 18 heures, son épouse Monique Costes dévoilait la plaque commémorative, apposée sur le mur, près des guichets du stade. Autour de Martin Malvy compagnon d’armes de Marcel Costes, d’André Mellinger maire de Figeac et de Vincent Labarthe président du Grand Figeac, étaient présents Angèle Préville et Jean-Claude Requier sénateurs, Huguette Tiegna députée, de nombreux élus figeacois et intercommunaux, d’anciens joueurs dont des partenaires de «Costou», et bien sûr la famille du récipiendaire.

À l’heure des allocutions, Martin Malvy racontait quelques anecdotes savoureuses vécues ensemble lors des diverses campagnes politiques. Comme Jean-Claude Requier qui revenait sur celui qui avait débuté demi de mêlée pour finir talonneur : «Il avait l’art d’introduire les dossiers et de ratisser large pour les faire passer»…

André Mellinger et Vincent Labarthe revenaient sur l’exemplarité de l’homme et du joueur.

Très émue, Monique Costes remerciait l’ensemble des élus de rendre honneur à son mari, précisant : «Marcel était quelqu’un de bien, d’intègre et de foncièrement modeste».

Pour l’actuel président du GSF Bernard Landes, «Marcel est l’exemple type de la réussite par le sport. Par sa vaillance, ses valeurs de respect et de combat jamais démenties, que ce soit dans sa vie professionnelle ou politique. Lorsque nous préparions le centenaire du club nous avions redécouvert toute cette période du GSF, où des Figeacois épaulés par quelques éléments d’ailleurs mais travaillant ici, ont écrit les heures glorieuses des «Rouge et Noirs». Ce n’est plus le même rugby, mais les valeurs portées par de tels hommes doivent perdurer. C’est cet esprit que j’aime et je suis heureux que le stade porte le nom de Marcel qui s’est toujours dévoué pour lui et pour les autres sans jamais oublier d’où il venait».

«Laissons aux jeunes le temps de s’affirmer»

Clément DELMAS, capitaine du GSF :

Il y a longtemps que les spectateurs présents dimanche au Calvaire attendaient de voir leurs favoris remporter une victoire assortie du bonus offensif. Pour la première fois de la saison, en effet, les «Rouge et Noirs» ont pu, notamment en première période, faire étalage de leur talent pour s’offrir ce petit point supplémentaire qui pourrait s’avérer décisif au moment du décompte final. À la tête de ses troupes dimanche, Clément Delmas, deuxième ligne des «Rouge et Noirs», revient sur cette rencontre.

Comment avez-vous abordé cette partie décisive au niveau comptable ?

Après notre mauvaise prestation face à Ussel, où nous n’avions pas su mettre en place notre jeu, nous nous étions fixés comme objectif, non seulement la victoire, mais aussi le bonus offensif. Nous avions fait une belle semaine d’entraînements, avec plus de travail spécifique, et tout ce que nous avions travaillé à bien fonctionné. Avec beaucoup d’intensité, notamment sur nos ballons portés, mais également des alternances, qui nous ont permis d’aller à l’essai, et d’obtenir le bonus avant la pause. Après, nous sommes un peu retombés dans nos travers, à savoir qu’au lieu de poser le jeu, nous avons surjoué, ce qui entraîne obligatoirement des fautes. Face à Mauriac c’est passé, mais face à de plus grosses cylindrées, nous aurions eu des problèmes.

Comment expliquez-vous cette perte de contrôle qui vous pénalise ?

Tout d’abord, je crois qu’on oublie que certains, dont notre charnière, sont très jeunes. Laissons-leur le temps de prendre confiance. Nos lignes arrières ont été très chamboulées à l’intersaison. Il faut du temps. Devant, nous nous connaissons bien car nous jouons ensemble depuis trois ou quatre ans, mais pas eux, qui pour certains étaient encore en réserve l’an dernier.

Dimanche c’est le derby face à Lacapelle. Y aura-t-il une tactique spéciale mise en placer ?

Un derby, c’est un match à part. C’est dans la tête et dans la motivation. Il faut être prêt à partir au combat, à souffrir. Lors du match aller, nous avons été surpris par leur niveau. Dimanche, chez eux ce sera pire. Nous devrons être très forts mentalement. Mais je sais que nous serons tous décidés à l’emporter.